mercredi

5 MARS

5 mars 2012

Et la réunion avec Teemu et Raila qui a commencé avec cette question "voyez vous les choses changaient très vite autour et au dedans de vous ?" Et la prise de conscience que les choses changent très vite et que nous sommes au milieu d'un choix entre deux parties :

- la partie A : ce système qui ne fonctionne plus et qui tombe
- la partie B : les alternatives qui existent et émergent juste à peine

Les gens sont effrayés de voir la partie A tomber et effrayés de se diriger vers la partie B  qu'ils renient ou ne connaissent pas. Les gens sont donc dans l'entre-deux. Et l'entre deux est une partie intense. L'entre deux est là ou nous nous situons et c'est la partie la plus intéréssante je crois car nous ne savons pas de quoi sera fait demain, cette partie appele à notre créativité.

Et la proposition de Raila m’enchante. Le week-end prochain on part danser le buto sur la plage parce qu’un groupe dont elle fait partie veut proposer une vidéo de buto au festival de vidéo à Paris je ne sais quand (plus de détails plus tard). Je suis très contente d’aller danser sur la plage en Grèce et j’en ai vraiment envie parce que je pense aussi que j’ai besoin de décompresser et de lacher un peu prise vis-à-vis de l’Agora.

Et la chanson en partage avec mon binome de pépé me fait bien plaisir aussi :


Quisiera que mi voz fuera tan fuerte
que a veces retumbaran las montañas
y escuchárais las mentes-social-adormecidas
las palabras de amor de mi garganta.

Abrid los brazos, la mente y repartíos
que sólo os enseñaron el odio y la avaricia
y yo quiero que todos como hermanos
repartamos amores, lágrimas y sonrisas.

De pequeño me impusieron las costumbres
me educaron para hombre adinerado
pero ahora prefiero ser un indio
que un importante abogado.

Hay que dejar el camino social alquitranado
porque en él se nos quedan pegadas las pezuñas
hay que volar libre al sol y al viento
repartiendo el amor que tengas dentro.

Traduction du dernier couplet/refrain : 

Vous devez quitter la route goudronnée sociale
parce qu'en elle nous nous sommes coincés les sabots
Vous avez à voler librement dans le soleil et le vent
En propageant l'amour que vous avez à l'intérieur.

4 MARS



Et se réveiller au milieu de la nuit parce que le cœur bat trop vite et que je suis trop pleine de stress.

Idéalement si nous voulons réellement organiser une "Agora Internationale" et non pas juste pour les gens d'Athènes et les gens de la marche, nous devons adopter une date comprise entre le 22 et le 02 mai maximum, si cette thèse du 12M est réelle. Si nous adoptons une date après le risque s'il existe est de ne toucher aucun projet international et aucune commission internationale. Si c'est vrai c'est un peu égoïste car eux aussi veulent être là et nous avons à les prendre en considération. Nous ne savons pas quel impact aura le 12M et si vraiment les gens veulent organiser localement pour cette date. Mais ne sachant pas, nous devons prendre en considération cette partie. En réalité nous avons en prendre en considération chacune des parties existantes :

- La marche et ses possibilités d'arrivées
- L'international et le 12M (qui doit être repartie pour le 8-9 maximum)
- Le local (apparemment avant le 1er mai serait l'idéal)

Je comprend pour l'avoir vécu que la marche est microcosme, elle ne prend pas en considération le monde qui l'entoure, ou même si elle prend en considération, elle ne peut vraiment se rendre cpmpte "étant prise dans ses flux et ses reflux" du monde qui l'entoure.
Ici, je crois que nous n'avons vraiment que ça à faire, regarder autour de nous et essayer de concilier au mieux. Cette solution du 5 mai me retourne complètement. Je l'ai déjà dit, je voulais vraiment commencer à travailler pour inviter des projets internationaux...

Demain, réunion sur "mumble" le logiciel qui permet de parler ensemble sur internet. Assemblée avec cette question "quelle date consensuons-nous". Donc, rien n'est décidé concrètement. Mais pour la marche, "consensus définitif pour le début de l'Agora". Onts -t-ils conscience que ce consensus définitif ne devrait être qu'une proposition émergeant de la marche et devrait être confronté avec toutes les autres propositions, qu'elles soient locales ou internationales ?

Peut être le problème est que nous ne communiquons pas vraiment avec la marche sur l'avancée de nos raisonnements de nos questionnements et de notre travail... Même si nous envoyions des mails, combien y ont vraiment accès ?



Nous verrons demain sur mumble. Pour moi il faut vraiment que je prenne soin de moi, plus qu'en ce moment, que j'arrête de tant me préoccuper pour cette Agora, parce que je m'en rend un peu malade et je sens que mes forces diminuent, allant de mauvaises surprises en mauvaises surprises.
Faire des choses juste par satisfaction. Aller me balader, voir plus souvent Teemu et Ralia, dormir plus, manger mieux,  respirer, respirer, respirer. Comme c'est dur de se remémorer le village des pruniers aujourd'hui, comme j'ai oublié l'instant présent en me projetant dans cette Agora. Ne croyez pas qu'elle soit la fautive, l'Agora, je suis totalement responsable et j'ai à apprendre comment organiser un évènement futur sans angoisser, sans me projeter, et en étant détendue. Let's work (but tomorrow.)

et sinon je propose cette idée à l'assemblée internationale pour le 12M...


[ESP]

(traduit par pépé)

Idea para el 12M
La gente está aburrida de las manifestaciones, y podemos ver cómo las manifestaciones son muchas veces manipuladas por los Medios, que hablan solo de destrucción.
Vamos a hablar entonces de CONSTRUCCIÓN.
Podemos anunciar que el 12M es el "Día de la construcción y reapropiación del espacio público".
La idea es que las personas vayan juntas, en una manifestación, a un lugar; cuando llegan allí, la meta es sencilla: CONTRUIR.

Cómo reapropiarse de un espacio público (ejemplos):

A través del arte (lo pintas de otro color, haces esculturas, etc.)
A través de la arquitectura (sean bienvenidos todos los proyectos, sean grandes o no: maquetas, domos... utilizando cualquier material).


A través de reinventar las calles: cambiar el nombre de las calles, convertirlas en espacios para asambleas, para el arte, para talleres, para espacios infantiles...

La meta de esta reapropiación es mostrar a la gente y a los Medios que nuestro objetivo es construir algo nuevo. Muchos de nosotros tenemos ideas para construir: ¿porqué no mostrarselas?

Si nosotros adoptamos esta idea, tenemos que dejar claro estas ideas en un comunicado: No destrucción, toma de decisiones personales en un marco de conciencia colectiva, ideas creativas, coloridas...

Si somos 10, podemos hacer una reapropiación del espacio público bastante interesante. Si somos 10.000, ¡puede ser increíble!

[FR]


Idée pour le 12M
Les gens s'ennuient des manifestations, et on peut remarquer comme les manifestations font l'objet de manipulations par les médias qui ne parlent que de destruction.
Nous allons donc parler de CONSTRUCTION.
Nous pouvons annoncer que le 12 mai est le jour de "Réappropriation de l'espace public et de construction".
L'idée est la suivante ; les gens partent ensemble en manifestation, pour arriver sur une place, quand ils arrivent sur cette place l'objectif est : construire.

Comment se réapproprier l'espace public (exemples) :

Par l'art (peindre tout en une autre couleur, par des sculpture, etc.)
Par l'architecture (sont bienvenus tous les projets, grands ou non, maquettes, domes, etc, utilisant tous les matériaux)
En réinventant les rues : changer le nom des rues, les transformer en espaces pour les assemblées, pour l'Art, pour les ateliers, pour les espaces enfants...

Le but de cette réappropriation est de montrer aux gens et aux médias que notre objectif est de construire quelque chose de nouveau. Beaucoup de nous ont des idées pour construire. Pourquoi ne pas les montrer.

Si nous adoptons cette idée nous avons à expliquer clairement dans un communiqué: Pas de destruction, prise de décision personnelle dans un esprit de conscience collective, idées créatives et colorées...

Si nous sommes 10 nous pouvons faire une réappropriation de l'espace public plutôt intéressante. Si nous sommes 10 000... ça peut être incroyable.



----- et
Paris me manque autant que j'aime Athènes.

jeudi

ATHENES 6

Et c'est pas fini et ça continue...
Date : 1 mars 2012

Athènes et on avance sur la méthodologie... Pour les intéressés (ça existe ?) :

 http://titanpad.com/7wRAvm41yU

Sinon, le soleil est revenu aujourd'hui et ma bonne humeur et mon optimisme avec. La marche a pris une décision pour l'arrivée et bien qu'approximative elle nous rassure pour prendre une décision de la date de l'Agora... Nous commençons à réellement travailler sur comment écrire un communiqué, comment inviter des projets alternatifs internationaux, comment créer du lien entre les projets...

Tout ceci est passionnant mais pour moi aussi complètement stressant, mon perfectionnisme me pousse à croire que nous n'aurons jamais assez de temps pour réaliser un évènement vraiment international et inviter des projets du monde et non pas seulement de l'Europe. Cette différence me tient à cœur, car souvent par "International" cité, il n'y a que les pays européens comme l'Espagne la France la Belgique ou l'Italie réellement présent... Quand est il de l'Allemagne, de l'Inde et de l'Egypte pour ne citer qu'eux ?

Donc une bonne dose de stress pour moi que malgré moi je fais peser parfois sur le petit groupe que nous sommes en voulant avancer "plus vite que la musique".

Je vais essayer de décompresser un peu dans les jours à venir mais me connaissant ce n'est pas une mince affaire... j'ai tellement à cœur de réaliser un bel événement et pertinent...

Et puis cette citation d'Einstein qui éclaire ma journée :

"Il n'existe que deux façons de vivre.
La première en pensant que les miracles n'existent pas.
La seconde en pensant que tout est miracle"

ALBERT EINSTEIN

et aussi ce trailer de Tony Gatlif :


comme j'ai hate de voir le film.





Bises



Google traduction

And it's not over and counting ...
Athens and we advance about methodology ... For people interested (does it exist?)

 http://titanpad.com/7wRAvm41yU


Otherwise, the sun came out today and my good mood and with my optimism. The march took a decision for the arrival and well approximate it reassures us to decide the date of the Agora ... 

 We begin to really work on how to write a press release, how to invite international alternative projects, how to create links between projects ...


All this is exciting but stressful for me as completely, my perfectionism leads me to believe that we will never have enough time to achieve a truly international event and invite world projects, not only of Europe. This difference is close to my heart, because often by "International" there is that European countries like Spain or France, Belgium Italy really present ... What about from Germany, India and Egypt to name a few?


So a great deal of stress for me and maybe sometimes i can give some stressfull of the small group that we are. I want to move "faster than the music."


I will try to decompress a bit in the coming days but I know it's not easy ... I have so much to heart to make a beautiful event and relevant ...


And then this quote from Einstein that lights my day:


"There are only two ways to live.
The first, thinking that miracles do not exist.
The second into thinking that everything is a miracle "



ALBERT EINSTEIN



and as this trailer for Tony Gatlif:
as I hate to see the film.


Hugs



mardi

ATHENES 5



Date : 28.02.2012

Lieu :
Nosotros (stekis -type de structure sociale ouverte- à Exarchia)

Réunion :  personnes venant de l'europe qui viennent en Grèce pour l'activisime politique

1. Tour de paroles des gens : prénoms + nationalités :
Des gens de France de Belgique d'Espagne d'Italie d'Hollande Australie et... Grèce.

2. Tour de parole libre (ce que je retiens de manière TRES subjective)


Une femme de Grèce : "Les gens commencent juste à s'organiser en collectivité, pour la nourriture ou pour d'autres choses. Nous venons d'une époque de consumérisme  et d'invidualisme, nous devons maintenant sortir très rapidement de ça pour revenir à l'aspect plus communautaire et c'est assez compliqué"

Un homme d'Allemagne : "Les médias par exemple chez nous disent que les grecs sortent dans la rue pour dire merci à l'argent et l'aide européenne"

moi : Les medias "officiels" axent le combat sur la crise et fausse le débat (la crise la crise la crise...) et les informations (ca ne concernerait que la Grèce et nous serions tous, nous les autres, à l'écart... ou axent les informations de la Grèce sur la violence)

"Les débats un peu plus développés sur l'économie et les alternatives économiques sont censurés des radios et journaux"

"Les gens comprennent que c'est plus qu'un combat contre les banques ou contre la dette mais une véritable quête de la démocratie et de la liberté. "

moi : Je sens comme une situation d'urgence ici, à organiser les alternatives et je suis loin d'être la seule à le dire et le penser encore une fois, et il y a les gens déjà engagés dans les autres pays qui soutiennent et sentent la situation s'étendre partout et tentent de soutenir la Grèce par exemple  avec l'action des 3 et 4 mars "#occupybank we are all greeks"

Il est l'heure de reprendre son pouvoir politique ou d'apprendre son pouvoir politique de s'organiser entre nous et etre plus visibles dans nos propositions d'alternatives d' etre nos propres médias plus que jamais. Les choses vont vites très très très vites et je sens un changement tout près et même déjà... en marche.


"Time for unity. Can we all decide together ? Athens is the heart of the changement"



Et la discution avec Jerome de Berlin sur les "indignés". A la question "vous êtes du mouvements des indignés ?" je ne savais pas quoi répondre. Certes nous en venons, mais à dire que nous le sommes encore, non, je ne pense pas. Nous sommes des gens qui voulons comme beaucoup d'autres impulser un changements, pas des "indignés" cette énorme case médiatique et réductrice. Le mot "indigné" ne fait que constater dépité la réalité. Si nous sommes "des gens qui voulons impulser un changement et recréer une nouvelle société" nous sommes bien plus nombreux que "les indignés" et nous avons bien plus d'espoir et de propositions que ce mot le laisse entendre.
Les indignés sont une jolie case dans laquelle nous mettent les médias, et c'est bien pratique pour eux de montrer les images sales d'un campement, de dire que le mouvement n'existe pas en France, qu'il s'essouffle en Espagne...

Jolie case de laquelle nous avons à sortir maintenant, l'aventure va bien plus loin.

 J'invite ceux qui ne savent pas trop quoi faire pour aider le mouvement à se renseigner sur le mouvement colibri et commencer à rejoindre des alternatives comme les écovillages, les transitions, les SEL (système d'échange local), à rejoindre les marches en France qui partiront début mars en direction de Paris, de participer activement au FIEP, d'écrire sur tous les murs, en désordre ou en ordre leurs idées, de chanter dans le métro, et toucher son voisin pour le plaisir du contact physique, de sourire pour rien à tout le monde, de faire un pas de plus vers l'autre chaque jour, de se demander ce que nous savons vraiment sur la conscience et la conscience collective, de chercher les moyens de déplacer les limites établis.


Amusons nous bien, c'est le moment de créer, le bon moment, le meilleur... le seul moment.

Traduction

Ubicación: Nosotros (stekis - tipo de estructura social en abierto - Exarchia)

Reunión: gente de Europa que llegan a Grecia para activisimo político

1. Turno de palabra: nombres + nacionalidades: gente de Francia, Bélgica, España, Italia, Holanda, Australia ... Grecia.

2. Turno de palabra libre (lo que recuerdo de manera muy subjetiva)

Una mujer de Grecia:. "La gente está empezando a organizarse en comunidad, para la comida o para otras cosas Venimos de una época de consumismo y invidualismo, ahora tenemos que salir de ella muy pronto para volver que se ve más en la comunidad y es muy complicado "

Un hombre de Alemania: "Los medios de comunicación, por ejemplo, en que nos dice que los griegos salen a las calles para dar las gracias a la ayuda de dinero y de Europa"

Yo: Los medios de comunicación "oficiales" están centrados en la lucha contra la crisis y distorsionan/falsean el debate (la crisis, la crisis, la crisis ...) e información (eso sólo se referia a Grecia y todos seiamos, nosotros los otros, ... o están concentrando la información sobre la violencia de Grecia)

"Los debates un poco más desarrollados de la economía y las alternativas económicas son censurados periódicos y emisoras de radio"

"La gente entiende que esta es más que una lucha contra los bancos y en contra de la deuda, sino un verdadero camino hacia la democracia y la libertad."

Yo: siento como una situación de emergencia aquí, para organizar las alternativas y yo no soy el único que lo dige o le piense otra vez, y hay personas que ya participan en otros países que apoyan y se sienten la situación a su alrededor y tratar de apoyar a Grecia, por ejemplo con la acción del 3 y 4 de marzo "# occupybank todos somos griegos"

Es hora de recuperar su poder político o de aprender a organizarnos y ser más visible en nuestras propuestas de alternativas de ser nuestros propios medios de comunicación más que nunca. Las cosas van muy muy muy rapidamente y siento un cambio ya muy cerca y ya en camino

"La hora de la unidad. Puede que todos decidimos juntos? Atenas es el centro del cambio"



Y discucion con Jerome de Berlín sobre los "indignados". Cuando se le preguntó "estas del movimiento de los indignados ?" Yo no sabía qué decir. Cierto venimos de esto, pero decir que estamos todavía, , no lo creo. Somos gente que queremos como muchos otros estimular un cambio, no "indignados" este cuadrado enorme mediatico de reducción. La palabra "indignado" se limita a reconocer la realidad decepcionado. Si somos "gente que quiere impulsar el cambio y volver a crear una nueva sociedad", que son mucho más numerosos que los "indignados" y tenemos mucha más esperanza y propuestas que la palabra sugiere.
La indignación es un bueno cuadrado en la que nos ponen los medios de comunicación, y es conveniente para ellos para mostrar imágenes de una acampada sucia, para decir que el movimiento no existe en Francia,que se está debilitando España ...

Cuadro que nos tenemos que salir ahora, la aventura va más allá.

Invito a los que no saben qué hacer para ayudar al movimiento a buscar informaciones sobre el movimiento del Colibrí, a unirse a las alternativas de colibríes, como las ecoaldeas, las transiciones, los “SEL”(sistema de intercambio local), a juntarse en Francia con las marchas a Paris que saldrán a los principios de marzo a París, a participar activamente en FIEP, a escribir en cada pared, en el orden o el desorden sus ideas, a cantar en el metro, y tocar a su vecino por la felicidad del contacto físico, a sonreír a todos para nada, a dar un paso más cerca al otro todos los días, a hacer preguntarse acerca de la conciencia y la conciencia colectiva, y a buscar maneras de mover los límites establecidos.


Bueno, vamos a divertirnos, que es el momento de crear, el momento adecuado, lo mejor ... lo único

lundi

ATHENES 4

26.02.2012

Athènes Athènes

Invraissemblable Athènes. Sur les ruines antiques d'une démocratie disparue des tags avec le sigle "Anarchie" partout, une odeur désespérée flotte dans l'air de la ville et "live fast die young" semble être au goût du jour, "ACAB : all cops are bastards" et des centaines de murs qui crient des slogans, des centaines de murs tout peinturlurés et des collages partout.
Repas populaire à Syntagma.

Des squares "libres" et autogérés un peu partout, des squats par centaines, des jeunes punk-anarchistes-engagés partout, des alternatives aux coins des rues s'avoisinent avec les centaines de policiers qui les dévisagent.  Il y a beaucoup d'alternatives au système monétaire dans ce pays en crise et en même temps beaucoup de misère, ce qui crée un paradoxe entre une chose nouvelle qui n'existe presque pas encore et la fin de l'ancienne qui crée des dégâts

Et c'est carnaval alors au milieu de tout ce paradoxe on croise partout des gens déguisés dans ces rues toutes colorées et je trouve ça très beau.
L'hospitalité est chose marquante ici. La mère et la grand mère de Ni m'avaient déjà prouvé à quel point "accueillir" était important pour elles mais je remarque qu'il en est de même pour presque tous. Chacun essaye de nous aider ici. Devant notre maison squat hier, P a trouvé un sac d'habits avec un écriteau dessus disant " on vous laisse ça avec notre coeur" et c'est vraiment représentatif de la mentalité ici. Nous avons si peu, partageons le.
Le bonheur ne peut être réduit en le partageant.

Nous avons a sortir des anciens schémas de pensées qui nous inculquent depuis toujours que "consommez rend heureux". Il n'y a pas de rapport entre argent et bonheur. Le consumérisme nous pousse à courrir derrière le bonheur, à en vouloir toujours plus, à ne jamais en être satisfait. Et il n'est pas si facile de comprendre celà, de briser nos vieux schémas.

Le bonheur est là, rien ne sert de lui courir après. Je ne nie pasqaue des familles entières se trouvent dépourvue de moyens vitaux. Je ne nie pas la depression qui s'accèlère. Je parle d'autre chose. Je ne parle que de consommation addictive, compensatrice, mensongère, pas de besoins.

Autre chose, ne croyez pas les médias, il n'y a pas que la violence, il n'y a vraiment pas que la violence. Il est bien arrangeant pour le gouvernement de ne parler que de la violence : moins de gens sortent pour les manifestations, les gens ont peurs des "anarchistes" et ne croient plus en un changement.
Ouvrons leurs les yeux, montrons ces alternatives qui fleurissent ici de partout, pour tenter de recreer sur les ruines antiques.  Ils tentent de diviser, comme toujours, soyons force d'unité.

Athènes l'imprévisible, comme des braises sur lesquels le vent peut souffler à tout moment, et nous, au beau milieu.







et cette image photographiée dans le quartier d'Exerchia pour illustrer les propos.

dimanche

ATHENES 3

23.02.2012

6h du mat' à l’hôpital avec D et P, parce que D s'est déboité l'épaule. Et beaucoup de misère, de sans abris qui dorment, de gens qui pleurent, plus qu'à l'accoutumée dans un hôpital, je crois.
La maison que nous avons ouverte pour vivre est celle d'une personne âgée n'y vivant plus depuis un bon moment vu la poussière accumulée sur les bibelots et vaisselle. Peut-être est elle décédée ?
Tout y est bien mignon, nous avons un joli salon, des fauteuils et une grande table pour travailler. Nous dormons sur des sofas ou sur nos tapis de sols avec nos sacs de couchage et malgré qu'il n'y ai pas de chauffage nous n'avons pas froid. La salle de bain est inutilisable et très sale. Il n'y a pas d'arrivée d'eau ni  d’électricité (pour le moment) dans la maison alors nous travaillons (beaucoup) éclairés aux bougies et c'est comme dans un film ou dans une chanson de Brassens, ou comme dans une bédé de pirates, nous élaborons des plans, nous dessinons des schémas par dizaines avec des fléches de partout et nous confrontons nos idées pour tenter d'établir une idée (car il faudra ensuite confronter cette idée avec d'autres) de programme pour l'Agora.

C'est très intéressant, il y a beaucoup de données à prendre en compte :

- le contexte politico-social de la Grèce
- les données et contextes internationales
- les différentes manières d'aborder un sujet (par exemple avec les objectifs : court terme / moyen terme / long terme) en assemblées ou en actions.

Et nous sommes comme des pirates dans notre maison radeau de la méduse aux lueurs jaunes orangées tenus éveillées par le café et l'intensité de nos rêves qui se veulent être sans cesse reformés par la réalité.

Et même si ça ne marche pas, les pas que nous faisons, nous les faisons et en dehors comme en dedans, même à pas de fourmis, nous avançons et nous avons le courage et la dignité de croire que nos vie ont une valeur bien plus grande que monétaire. Et nous avons cette inexplicable foi en la Vie, et l'impertinence de croire qu'un autre monde est possible, qu'un autre monde existe dejà, dans nos coeurs.

Hier, après 4h de discutions et schémas en tout genres nous allons nous coucher, lessivés. En nous réveillant nous redécouvrons tout neuf que nos perceptions ont surement déjà évolués et Dany dessinent un autre schéma, un arbre, avec les causes des problèmes, les racines et les racines profondes. Là, nous ne sommes pas d'accord, pour moi les racines profondes ne sont pas l'argent le pouvoir etc mais notre rapport au temps et notre dualisme mental qui nous fait croire que tout est séparé alors que tout est véritablement impliqué tout est en lien et Tout Est Un. Long et beau débat sans conclusion. L'ordre expliqué et l'ordre impliqué, je retiens les dire de Tich Nath Hanh au village des pruniers.



Et puis hier Pépé s'est fait arrêté embarqué menotté par les flics pour le questionner sur ses affinités politiques comme 55 autres personnes au commissariat au même moment. La peur pour diviser. Je n'ai pas peur, j'aime, et c'est mon pouvoir, et je sais, profondément, que nous allons pas à pas vers une époque d'Unité, une époque de conscience collective et que oui ça prendra du temps et que beaucoup auront peur de sortir de ce dualisme, mais j'ai foi et je sais que l'évolution est en marche comme elle l'a toujours été et comme elle le sera toujours.

Le monde est flou flou flou

ATHENES 2


19.02.2012


Et une discussion intéressante dans le squatt social "Villa Zografou".
Ok bon nombre de gens sont désespérés et ne se révoltent plus car ils n'y croient pas (plus ?) et parce qu’ils pensent qu'un changement positif n'est pas possible.
 Ils pensent probablement :

- D'accord ils ne veulent plus de ce système et se révoltent mais que proposent-ils en retour ?

Nous avons à construire encore et mettre en lumière des solutions et alternatives déjà existantes :

- écovillages
- collectifs artistiques
- assemblées décisionnelles horizontales
- transitions énergétiques et écologiques

Et développer notre conscience collective, croire en notre potentiel créatif et en celui de l'autre et croire à la synergie existante entre les deux.
Et la soirée d'hier dans le métro en forme de grosse teuf éléctro. C'est carnaval toute cette semaine à Athenes alors il est de coutume de croiser à toute heure du jour et de la nuit des gens déguisés et peinturlurés.

La manif d'hier était comme désespérée à Syntagma : un affrontement (j'avance / tu recules  je balance des oranges / tu balances du gaz lacrymogène) entre jeunes et polices. Avec quelques personnes (pas la majorité) qui s'opposait en criant à ce duel.

"ACAB : All cops are bastards" taggé un peu partout dans les rues d'Athènes



Le jeu des médias... plus personne à part ces jeunes ne vient en manif car les gens ont peur après la manipulation médiatique ne montrant QUE la violence ici alors qu'elle n'était que minoritaire.
Et aujourd'hui nous y retournons pour observer.

... et rien de nouveau ce soir à Syntagma mais 70 personnes arrêtées dans les rues Xcarria et de gros riots dans les rues entre jeunes et police. On croise pqrtout des cars de police, et on se fait dévisager et on se fait arrêter pour contrôle de papiers avec questions orientées à la clé du type "pourquoi êtes vous en Grèce ?" ou "ou logez-vous ?"


L'Agora se doit d'être un espace qui crée du liens entre les gens et entre les projets. Et nous avons à l'imaginer et à la préparer dans ce sens, et ça tombe bien, c'est ce qui me passionne.

Et l'anglais pour communiquer entre nous, petit groupe de quatre personnes, et les sourires et les accolades et les chansons...